C'EST À LA LIBERTÉ
QUE NOUS SOMMES APPELÉS
Depuis
que je suis petite j’aime la danse. Je me revois encore
le jour où, la tête en bas dans le canapé de
mes parents, je disais « je veux être danseuse étoile »,
sûrement parce que j’avais dû voir une
danseuse en tutu à la télévision ! Ca
me faisait rêver. Comme j’aime faire des choses
très variées, je me suis arrêtée
de faire des cours de danse pour le théâtre.
C’est trois ans après ma conversion, alors que
j’avais 20 ans, que j’ai rencontré une
amie chrétienne danseuse au Canada. Elle dansait,
mais ce n’était pas comme d’habitude.
Elle, elle dansait pour Dieu, et je la trouvais belle. Juste
de la regarder me donnait envie de bouger. En regardant une
vidéo d’un ballet chez elle, j’ai soudain
vu défiler sous mes yeux des souvenirs de mon enfance,
moi petite fille, mes cours de danse, la tête en bas
sur le canapé…J’ai pleuré. C’est ça
qui brûlait au fond de moi, danser. Je me suis dit « C’est
trop tard, de toute façon j’ai perdu beaucoup
trop de temps et de technique ». Mais c’est comme
si ce jour-là, Dieu me rendait la danse. J’étais
encore loin de m’imaginer de ce que Dieu voulait faire,
bien loin de mots comme « technique », « performance »,
« temps ».
Je l’avais mise de côté, mais Il venait
me rappeler que bien avant que je ne me tourne vers Lui,
il avait déjà voulu que je danse. « N’oublie
pas tes rêves », c’est ce qu’un prophète
m’avait dit trois mois plus tôt, « Dieu
va te remettre tes rêves à cœur dans les
temps qui viennent».
Dieu n’appelle pas des qualifiés, il
qualifie les appelés.
J’ai commencé à reprendre la danse, mais
différemment. D’abord, la guérison. J’ai
appris à écouter mon corps, ce que Dieu voulait
dire au travers de lui. Au travers de la danse, je trouvais
la douceur de Dieu, sa consolation. Dans mes moments seuls
avec lui, je faisais des gestes, sans vraiment comprendre,
mais qui me révélait les domaines que Dieu voulait
toucher dans ma vie, pour me libérer.
Car c’est à la liberté que
vous êtes
appelés. Galates 5.
La liberté. La liberté de louer Dieu, comme on
le veut et avec absolument tout notre corps. Pas seulement
une partie, mais toutes, pas un endroit tabou, pas une danse
moins belle qu’une autre, mais tout, pour le remercier
de sa vie qui coule en moi !
Plus tard, j’ai commencé à expérimenter
la danse comme un moyen d’intercéder. Non pas
un but en soi, mais un outil précieux que Dieu nous
donne. Les gestes amènent non seulement sa douceur,
mais aussi son autorité. Ils appellent à la vie,
ils crient la vie. Parfois seule dans ma chambre, parfois à l’église,
je me surprenais à intercéder par de simples
gestes. Dieu prenait ainsi position, proclamait la vie contre
les chaînes, et disait sa victoire, une fois pour
toutes.
J’ai l’impression que plus j’avance, plus
je découvre Ses richesses et plus j’ai de choses à apprendre.
En dansant, j’apprends que je suis sa fille bien aimée,
je découvre mon identité. Non pas en fonction
des circonstances de ma vie, ni de mes péchés
passés, ni de ma propre perception de moi-même,
faussée, mais ma véritable identité, celle
que Dieu a pour moi, tel que Lui m’a voulu et crée.
Et sur son cœur brûle l’envie de voir des
hommes et des femmes assez fous pour bouger en oubliant les
limites que nous nous mettons, en cassant les chaînes
que nous acceptons encore trop souvent. Nous danserons
au ciel, et il dansera avec nous !
Alors oui la danse, oui, plus que oui, en louant, en
priant, en pleurant, en riant, en combattant, pour s’encourager,
pour se recueillir ou pour faire connaître notre créateur,
mais plus que tout pour aimer Dieu et proclamer sa réalité.
Dieu réel, Père de la vie, proche de nous
!
Oui, mon rêve Dieu le connaissait, c’est même
lui qui me l’avait donné, et aujourd’hui
il le fait renaître, pas comme je l’imaginais,
pas comme je l’avais prévu, mais comme lui l’avait
décidé. Oui, je serais danseuse étoile…pas
comme je le disais à 8 ans, mais comme je le veux aujourd’hui
: devant Dieu, et dans l’éternité.
« Non pas à nous, mais à ton
Nom donne gloire»

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