Marine Moens est parisienne depuis quelques années. Il peut
vous être donné de la voir, traversant
les rues de la capitale française
en rollers, prompte
comme l’éclair, ou assise à la
terrasse d’un
café, rêveuse, à l’écoute, captant
des images et saisissant quelques bribes précieuses
de vie autour d’elle pour en tirer
un poème. Car Marine écrit et
son art
est dans les mots. Rentrée
depuis peu dans la danse, elle découvre un univers de possibilités, elle SE découvre
et le transcrit à sa
façon : par la plume. Marine travaille actuellement sur une nouvelle : Judith |
POËME
La danseuse
En forêt,
au chant des oiseaux, à la mélodie du vent dans les branches,
elle se lève, telle un doux flocon de neige qui tourbillonne sans fin dans les airs
Parcourant les couloirs du métro,
un lointain rythme de jem-be monte et la pénètre à chaque coup porté sur la peau tendue,
elle rêve, elle frappe le sol de ses talons, puis comme elle est venue s’en fut
Pendant la nuit,
à l’heure où elle seule entend le chant des étoiles
telle une funambule, elle saute avec légèreté sur les toits de la ville
Aux portes du désert,
assis en cercle, des nomades jouent de la darboukah et du bouzouki
encouragée d’un sourire de bienvenue, elle esquisse quelques pas sur les pierres
Dans une église
chante l’assemblée des fidèles,
transportée de joie, elle avance en dansant sur le chemin du Ciel
Plus rien ne saurait l’arrêter :
la grâce et la mélodie sont entrées en elle et sa danse est intérieure
personne ne saurait jamais lui voler ce trésor
Sa vie n’est plus qu’une danse…
Peut-être finalement
la danseuse n’est pas seulement celle que l’on a coutume de nommer ainsi, mais plus encore celle qui, continuellement, danse en son âme |